Le hockey sur glace français veut reprendre sa place parmi les meilleurs du monde sous peu.

Le président de la Fédération française de hockey, Luc Tardif, a fixé deux objectifs à atteindre d'ici deux ans. Il veut que l'équipe junior se retrouve dans le premier groupe mondial avec les Canadiens, les Russes et les Américains, et que l'équipe senior se qualifie pour les Jeux olympiques de 2014. ‘Nous sortons du creux de la vague, a indiqué M. Tardif. La création de la Fédération en 2006 nous a permis de nous distinguer. Avant, nous faisions partie de la Fédération des sports d'hiver, qui regroupait 13 sports.'

Déjà, les juniors ont remporté le championnat de leur groupe mondial et se retrouveront dans le groupe A l'an prochain, une marche plus basse que les Canadiens, les Finlandais et les Tchèques.

La Fédération fut créée en 2006 à Amiens, à l'occasion des Championnats du monde. Avant cette date, le hockey sur glace dépendait de la Fédération française des sports de glace, gérant 12 autres disciplines. Une fédération indépendante était réclamée depuis quelques années par le milieu du hockey français, estimant la FFSG comme insuffisamment rigoureuse dans sa gestion et peu intéressée par le développement du hockey. Les pressions de la fédération Internationale qui a retiré le droit de vote aux pays ne disposant pas d'une fédération indépendante, ont convaincu le ministère des sports de demander la séparation du hockey des autres disciplines de glace.

Plusieurs infrastructures ont récemment vu le jour ou ont été améliorées. Les hockeyeurs français peuvent maintenant jouer dans des arénas de 9000 et de 6000 places, respectivement à Montpellier et à Marseille. Les amphithéâtres de Strasbourg et d'Épinal ont quant à eux été rénovés.

Les matchs qui décideront si les Français vont participer à Sotchi auront lieu l'année prochaine. ‘Une qualification olympique aurait un effet dynamisant extraordinaire'  affirme M. Tardif.