Que l’apprentissage se fasse en famille ou avec un moniteur, il y a certaines règles à respecter pour que ski soit un vrai plaisir pour les petits, au delà de ce qui peut faire peur: le froid, la pente, le matériel...

Nous avons rencontré le moniteur Philippe Couzinié, qui nous a prodigué quelques conseils pour faire aimer la glisse à tous les skieurs en herbe...

 

A partir de quel âge peut-on mettre un enfant sur des skis?


«Bien sûr, ça dépend de la maturité des enfants et aussi de leur envie et de leur motivation. On peut dire qu’on peut commencer aux alentours de 3 ans. Cela dépend aussi des équipements que l’on peut trouver dans les stations, plus ou moins adaptés à l’accueil des tous petits.
A 3 ans, c’est possible dans un cadre aménagé, clos et sécurisé, où on peut mener des ateliers ludiques sans être gêné par les pistes»

 

Que peut-on faire avec un tout petit qui débute?


«Il s’agit avant tout de plaisir, c’est le maitre mot! Donc au début il faut essayer de gommer les aspects un peu laborieux du ski comme le froid, le matériel lourd, etc. C’est important qu’il y ait de suite la sensation de pouvoir glisser sur un terrain facile. Un des points essentiels est donc d’avoir des terrains adaptés aux débutants»

 

Que faire si un enfant a peur?


«Il faut procéder par petites touches, par petites périodes. Inutile tout petit de faire des grandes journées de ski.
Et surtout, il faut s’arranger pour rester sur un terrain qui ne fait pas peur, qui est facile. Il faut aménager un cadre qui soit amusant, déstressant. Au début, l’idéal est le plat ou des micropentes qui s’arrêtent toutes seules pour apprendre à se déplacer, prendre la mesure des skis, faire les premiers pas glissés»

 

Pensez-vous que ce soit bien de confier son enfant à quelqu’un d'autre pour apprendre à skier?


«Je réponds oui sans hésitation! Pour moi même l’avoir expérimenté avec mes propres enfants.
C’est difficile d’avoir une relation qui permette de ne pas s’énerver, d’avoir la patiente nécessaire.
On est tous pareils, on voudrait toujours que ses propres enfants aillent plus vite que la musique [...]
Je pense que c’est important de laisser ses enfants à quelqu’un d’autre.

Et le fait d’avoir une relation d’élève à professeur fait que l’enfant est plus attentif, va moins se laisser aller à pleurnicher, à se plaindre»


Vous savez ce qu'il vous reste à faire...