Le départ du raid aventure le plus engagé au monde (10 sommets en 2 semaines, de Salzbourg à Monaco) sera donné le 7 juillet...

 

Qu'est ce que le Red Bull X-Alps ?


Traverser la chaîne des Alpes du Nord au Sud en parapente et à pied, c’est le défi insensé que propose le RED BULL X-ALPS, une compétition spectaculaire qui, pour sa sixième édition, mettra aux prises 32 athlètes triés sur le volet, issus de 21 nationalités différentes, sur 1 031 kilomètres.

Le départ sera donné le 7 juillet à Salzbourg, en Autriche, et l’arrivée est prévue entre douze et quatorze jours plus tard à Monaco. Si le parcours constitue le challenge d’une vie avec le passage de 10 sommets en deux semaines, le concept reste, lui, fort simple : le premier à franchir la ligne d’arrivée a gagné !


 

Voler, courir et gagner le RED BULL X-ALPS


Le RED BULL X-­ALPS fait référence dans l’univers des raids aventure. Créé en 2003, il a lieu tous les deux ans. Les candidats sont sélectionnés par un comité de course en fonction de leur endurance, de leurs capacités de vol, de leur courage et de leur détermination. Seuls des athlètes de très haut niveau peuvent y participer tant la difficulté est élevée.

Si les conditions de vent sont bonnes, les participants volent, mais dans le cas contraire, ils doivent « trekker », escalader, grimper, courir, et surtout ne pas perdre une minute de jour comme de nuit, de 05.00 à 22.30, tout en portant leur matériel.
Aucune aide technique n’est autorisée, seul un ou deux « suiveurs » peuvent les aider pour la logistique et leur apporter de quoi se sustenter ou se soigner.

Nouveau en 2013 : chaque concurrent pourra utiliser un unique « Pass Nuit » qui lui permettra de poursuivre à pied au delà de 22.30.

La course requiert une grande expertise du pilotage en parapente ainsi qu’un très haut niveau d’endurance physique. Il n’est pas rare de voir les concurrents marcher jusqu'à 100 km en une journée. C’est pourquoi, au-­delà des capacités physiques, la stratégie de course est fondamentale.

  

Un parcours hors du commun pour l'édition 2013 du RED BULL X-ALPS


Le 11 mars dernier, l’organisation du RED BULL X-­ALPS annonçait, depuis le Red Bull Hangar 7 à Salzbourg, le parcours de cette 6ème édition. S’il existait le moindre doute sur le fait que le RED BULL X-­ALPS soit le raid aventure le plus difficile au monde, il a rapidement été dissipé ce jour là !

Avec 1 031 km à vol d’oiseau, le parcours totalise quasiment 200 km de plus qu’en 2011 et s’étend sur l’un des terrains les plus inhospitaliers des Alpes. Chaque kilomètre devra être parcouru à pied ou en parapente. Comme pour les éditions précédentes, la course débutera à Salzbourg, en Autriche. De là, les concurrents devront se diriger vers le massif du Dachstein (2 995 m) au Sud-­Ouest, puis vers l’Ouest pour traverser le Parc National du Hohe Tauern et arriver à Kitzbuhel où la difficile ascension du Wildkogel (2 224m) les attendra. Les concurrents devront ensuite gérer l’espace aérien délicat d’Innsbruck ainsi que la déroutante traversée du Karwendel pour arriver au Zugspitze (2 962m), le plus haut sommet d’Allemagne dont l’ascension fait aussi partie du programme. Place, dans la foulée, aux Alpes du Sud. Les concurrents traverseront Sulden, dans la région d’Ortler, avant de se diriger vers l’Ouest pour l’une des plus longues étapes, peut-être la plus compliquée, jusqu'à Interlaken en Suisse. Ensuite, ils mettront le cap vers l’Oberland Bernois jusqu’au Cervin (4 478m), l’un des passages les plus spectaculaires du parcours. Pour les athlètes encore en lice, la course deviendra alors une bataille tactique, mais aussi la plus belle traversée du parcours, avec le passage du massif du Mont-­Blanc (4 810m), avant de prendre la direction des Alpes Maritimes et franchir la ligne d’arrivée à Monaco.

« C’est un parcours captivant qui va tester les limites des concurrents. Il est plus long que lors des éditions précédentes et nécessitera des qualités de tacticien autant qu’une incroyable condition physique ! Nous sommes aussi enchantés à l’idée de repasser par l’Allemagne pour la première fois depuis 2009 » explique Hannes Arch, créateur du Red Bull X--Alps.

 

Un entrainement digne des gladiateurs


Les concurrents de l’édition 2013 du RED BULL X-­ALPS, parmi lesquels on retrouve trois français, Clément Latour, Antoine Girard et Victor Sebe, se sont entrainés partout dans le monde, sous la pluie, la neige et le soleil brûlant, se préparant à affronter tous les aspects de cette course hors norme.

L’objectif premier étant de travailler leur endurance et de renforcer leur mental. C’est sur ces deux points que Thomas de Dorlodot (BE) et Ferdinand van Schelven (NL) ont justement concentré leurs efforts en se mettant en situation similaire au RED BULL X-­ALPS. En 28 jours, ils ont parcouru 850 km à travers les montagnes néo--zélandaises. Ils ne sont pas les seuls à avoir migré vers le Sud pour s’entrainer. Babu Sunuwar (NP) et Mike Küng (AT) ont mis le cap vers les sommets du Kilimandjaro en Afrique. Sunuwar a eu l’autorisation de décoller du sommet et est ainsi devenu le premier pilote Népalais à décrocher cet exploit. Paul Guschlbauer (AT) a également perfectionné ses performances de course en Afrique de l’Est, à Iten au Kenya, « la patrie des champions » qui a vu naitre des dizaines de coureurs longues distances, devenus des légendes.

Beaucoup d’autres athlètes ont préféré les conditions âpres de l’hiver. Lars Budack (DE) a, par exemple, couru des marathons en montagne dans la neige par des températures au-dessous de zéro. D’autres encore ont fait le choix de surprenants partenaires pour leur préparation. Honza Rejmanek (US) a porté son fils de 4 ans sur son dos à l’entrainement. Quel que soit leur programme de préparation, dans moins de 100 jours, il faudra qu’ils soient prêts pour l’aventure de leur vie !

« Le RED BULL X-­ALPS, c’est l’épreuve ultime pour le corps et l’esprit. C’est un challenge stratégique complexe qui se joue alors que vos capacités physiques et mentales sont déjà sollicitées au maximum. Ce sera ma deuxième participation. Je me suis entrainé dur et j’ai hâte de me retrouver sur la ligne de départ » confie Paul Guschlbauer, 3ème en 2011