A l'heure du bilan, les domaines skiables de France présentent des résultats en demi-teinte en partie liés à une fin de saison inexistante, suite aux vacances de printemps trop tardives...

 

Bilan provisoire de la saison d'hiver 2013/2014


Sur l’ensemble de la saison, la fréquentation nationale des domaines skiables de France s’établit provisoirement à 4 % en retrait par rapport à l’hiver dernier et dans la moyenne des 4 hivers précédents en nombre de journées skieurs vendues .
Si les vacances de Noël et les vacances d’hiver ont été convenables, c’est sur les autres périodes (janvier et printemps) que la fréquentation a été en net recul, conduisant à un bilan globalement moyen.

Bilan de la saison d'hiver 2013/2014

A l’exception du massif Vosgien, durement affecté par la douceur persistante, la fréquentation des domaines skiables reste proche de la moyenne des 4 précédents hivers (de -4 % à + 6 % suivant les massifs) et les stations moyennes, grandes ou très grandes réalisent des résultats comparables.

Des situations peuvent être assez disparates entre stations proches ou au sein d’un même massif. C’est le cas, par exemple, dans les Alpes du Sud ou la saison est globalement quelque peu décevante alors que les Alpes-Maritimes font une belle saison.

 

Facteurs impactant la fréquentation des domaines skiables


La météo difficile cette saison a incontestablement pénalisé la fréquentation des domaines skiables en décembre, janvier et février. Toutefois, le retour du beau temps à partir de début mars, n’a eu d’impact positif que sur la seconde moitié des vacances d’hiver. Par la suite, il n’a pas permis, à lui seul, de dynamiser la fréquentation dont le recul à partir de mi-mars est préoccupant. A noter le savoir-faire des entreprises de domaines skiables pour entretenir le manteau neigeux ce printemps qui a été apprécié par les skieurs.

Les augmentations régulières de TVA de 5,5 % à 7 % puis à 10 % depuis le 1er janvier 2014 ont également pu peser sur la consommation dans une période où les arbitrages budgétaires des clientèles françaises et européennes sont complexes.

L’impact du calendrier scolaire dénoncé par les professionnels de la montagne et les élus depuis 2010 est, une fois de plus, mis en lumière.

 

Retour sur les temps forts de la saison d'hiver 2013/2014


Avant saison et Noël : Malgré la précocité des premières chutes de neige, les conditions d’exploitation ont d’abord été difficiles pour cette première période, pendant laquelle une météo capricieuse oscillait entre chutes de neige et inversement des températures. Malgré tout, à part en basse altitude, ce début de saison a été assez bon du fait que Noël et le jour de l’an se situaient en milieu de semaine.

Début janvier à mi-février : Cette période a été plus difficile du fait d’une mauvaise météo qui a pénalisé la fréquentation, et d’un manque de clientèles étrangères (en particulier le déplacement d’une semaine de vacances de la clientèle belge vers les vacances d’hiver françaises).

Vacances d’hiver : Elles ont été convenables, rattrapées par l’installation de conditions anticycloniques à partir du milieu des vacances (soit début mars). La neige était présente sur tous les massifs et à toutes les altitudes. Seul le Massif Vosgien a souffert d’un manque d’enneigement qui marque durement la saison.

Mi-mars / début avril : Recul de la fréquentation de 20 % par rapport à la moyenne des quatre précédents hivers sur cette période du «printemps du ski».