Faisant partie du trio indispensable (DVA, pelle, sonde) que tout freerideur ou randonneur se doit d'avoir sur lui, le DVA est un matériel de sécurité d'une grande importance. C'est, en effet, grâce à ses perfromances de détection que l'on peut procéder à la première étape de recherche d'une personne ensevelie sous une avalanche, à savoir sa localisation. Son utilisation est donc cruciale pour augmenter les chances de survie de la victime en attendant les secoursistes.

 

Le DVA à la loupe


Indispensable, le DVA est le seul appareil de détection aussi efficace par sa rapidité d'exécution en cas d'avalanche. En effet, il est rare que les secouristes arrivent sur les lieux d'une avalanche en moins de 15 minutes, entre le temps d'alerte et leur trajet. Quand on sait que les chances de survie après un ensevelissement s'élèvent à 90% entre 0 et 15 minutes, qu'elles se réduisent de moitié au-delà et de plus en plus rapidement après 1 heure, cela met en évidence l'importance d'agir rapidement. Les membres d'un groupe doivent pouvoir se porter secours mutuellement grâce à un équipement et un entraînement adaptés.

Anciennement dénommé ARVA (Appareil de Recherche de Victimes d'Avalanche), le DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanche) fonctionne de manière très simple. Cet appareil est un émetteur-récepteur qui communique avec les autres DVA en émettant des signaux sur une fréquence de 457 kHz. Un appareil en émission est ainsi facilement repéré par un appareil en mode recherche, quels que soient la marque et le modèle de celui-ci.

Pendant une sortie (freeride ou randonnée), le DVA est en position émetteur en permanence. En cas d'avalanche, les personnes présentes sur les lieux peuvent agir rapidement en permutant leur appareil en position réception (recherche) pour localiser la ou les personnes ensevelie(s). En appliquant des techniques de recherche simples et précises, il est possible de dégager rapidement les victimes et ainsi leur offrir un maximum de chances de survie. L'entrainement devient alors aussi important que le matériel.

 

Comment et où apprendre à se servir d'un DVA/ARVA ?


Les DVA numériques dernièrement commercialisés sont de plus en plus simples d'utilisation mais même l’appareil le plus simple exige un peu d’expérience. Dautant plus qu'avec la panique et le stress, on peut vite perdre tous ses moyens.

Pour être efficace, la méthode de recherche doit devenir un réflexe et le seul moyen d'y parvenir est de s'entrainer régulierement. Des règles de base sont à assimiler pour une technique de recherche efficace et rapide. Pour ce faire, il est conseillé d'apprendre la méthode de recherche avec des spécialistes afin d'acquérir les bons réflexes.

De nombreux organismes comme l'ANENA (Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches)  proposent des formations DVA dans toutes les régions montagnardes. Différents niveaux de formation sont proposés (DVA 1 et DVA 2) à la demi-journée, qui se composent de cours théoriques et de cours pratiques sur le terrain avec des mises en situation.
- La DVA 1 est une formation à l’utilisation du matériel et des méthodes de secours en avalanche en situation simple.
- La DVA 2 est une formation à la gestion d’un secours DVA en groupe autonome.

Plusieurs dates sont proposées tout au long de l'hiver en Savoie, Haute-Savoie, Isère et Hautes-Alpes. Pour s'inscrire en ligne : www.anena.org/5170-formations-dva.htm

D'autres organismes, en collaboration avec l’ANENA, proposent ce genre de formations.
- C'est le cas pour l'Espace Ski de rando de Saint Pierre de Chartreuse.
Plus d'informations et insciptions : www.espace-skiderando.com/Formation-DVA-1.html
- Le Bureau des Guides Accompagnateurs de Grenoble organise également des journées « formation sécurité avalanche et DVA ». Plus d'informations : www.guide-grenoble.com/activites/activites-hiver/ski-de-randonnee/2791-2
- Egalement, le Club Alpin Français de Maurienne : maurienne.ffcam.fr/oidit_T003_4xjvgqzvzj9w.html

 

Rappel de quelques règles indispensables concernant l'utilisation d'un DVA


Après avoir investi dans l'achat d'un DVA, appri à s'en servir et être prêt à intervenir en cas d'avalanche grâce à un entrainement régulier, quelques règles de base sont à retenir pour augmenter son efficacité.

Porter son DVA au plus près de son corps, sur la première couche de vêtement par exemple, pour éviter le risque de se le faire arracher par la puissance de l'avalanche.

► Toujours porter son DVA sur soi car au fond du sac, même allumé, cela ne sert qu'à retrouver le sac si celui-ci est arraché par l'avalanche.

Ne pas oublier la pelle et la sonde : localiser rapidement la victime ensevelie est une première étape, la sortir est une seconde étape tout aussi importante puisqu'elle peut prendre bien plus de temps si l'on s'y prend mal. Dégager la neige compacte d'une avalanche à la main est très fastidieux et fera perdre de précieuses minutes.

Vérifier le niveau de ses piles à chaque sortie : lors de son branchement, le DVA indique un niveau de batterie restant, il est fortement conseillé de ne jamais descendre en dessous de 70-80%.

Faire un contrôle des DVA (en mode émetteur et récepteur) avant chaque sortie afin de vérifier le bon état de marche et la mise en route de tous les appareils. On répère ainsi très vite les appareils en pannes ou les étourdis ayant oublié de le brancher.

S'entrainer régulièrement aux techniques de recherche entre amis.

► Consulter le bulletin d'avalanche et savoir renoncer à une sortie si les conditions sont trop dangereuses. Le DVA n'est pas un appareil anti-avalanche.

► Lors d'un voyage sur un autre continent, vérifier que la fréquence d'utilisation des locaux correspond bien à celle utilisée en Europe, soit 457 Khz.