Tessa Worley est capable de décrocher le globe de cristal en géant cette année d'après Jean-Pierre Vidal, champion olympique en 2002 de slalom. Lors d'une interview dans Eurosport il note l'arrivée sur la scène de jeunes skieurs français. Son commentaire 'L'an dernier, elle est passée tout près. Elle l'a raté d'un rien. Cette année, elle a l'expérience pour aller le chercher. Je pense qu'elle va y parvenir. Quand on voit ses courses, on a vraiment l'impression qu'elle est dedans, elle est stable sur son ski. Et puis, elle a cette fraîcheur et cette envie qui me laissent penser que ça va le faire.

Ce qui est intéressant chez nous, c'est qu'on est en train de passer un cap, avec des jeunes skieurs sans grosse expérience qui arrivent au plus haut niveau. Cela démontre la qualité du staff qui les entoure. Avant, on avait du mal à emmener des jeunes coureurs à un tel niveau aussi rapidement. Aujourd'hui, le staff, avec les entraîneurs, mais également les préparateurs physiques, ceux qui encadrent, sont vraiment performant. Il y a plus de regroupements entre les athlètes. On est tout simplement beaucoup plus pro qu'avant. Avant, on était sectionné, par discipline. Il n'y avait pas de partage. Et puis, il y avait eu aussi cette coupure avec les anciens : les Killy, les Augert qui n'avaient pas été remplacés. Pendant plusieurs années, cela s'est arrêté. Il a fallu reconstruire avec Franck Piccard et Luc Alphand notamment.

Aujourd'hui, on sent une équipe qui monte de nouveau en puissance. La fédération fait également très bien son travail. Les coureurs sont en pleine confiance et ont compris qu'ils étaient capables d'aller gagner des courses. En géant, on a une ribambelle de coureurs capables de faire dans les 10. Mais chez les hommes, cet hiver, il nous manque un leader comme Jean-Baptiste, qui gagne assez souvent, qui rassure. Mais, dès l'année prochaine, "Jibé" sera de nouveau là. Et puis il y a des athlètes comme Pinturault, qui vont prendre du volume. Bien sûr. Avant on jouait sur quelques individualités et il n'y avait pas forcément de gros potentiels. Aujourd'hui, les jeunes sont plein de promesses. Et les leaders sont capables de gagner. Cela permet de rassurer tout le monde et d'avoir une équipe forte'.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En route pour le Globe de cristal.