Son « secret de fabrication »
La fabrication de la neige de culture s’effectue à partir de la pulvérisation dans l’air ambiant d’un mélange d’eau naturelle et d’air pur. Pour démarrer la production de neige de culture, il faut un équilibre entre le froid et l’humidité, plus il fait humide, plus il faut du froid. Par exemple pour 90% d’humidité, la production de neige requiert une température d’au moins –3°C, et pour 50% d’humidité une température d’1°C suffit. Aucun additif, agent chimique ou adjuvant n’intervient dans le processus de fabrication qui est uniquement basé sur des techniques issues du domaine de l’électromécanique. Aucune transformation chimique n’est opérée dans le processus de fabrication, la neige de culture n’occasionne donc aucun risque pour la santé (cf. SNTF).

Des enneigeurs, situés tout au long des pistes, vont pulvériser cette eau qui provient directement du milieu naturel (fonte des glaciers, cours d’eau, etc.), des réseaux d’alimentation en eau potable et des ouvrages hydroélectriques existants. Pour garantir une meilleure gestion de la ressource en eau, de plus en plus de stations ont recours aux retenues d’eau. Ces dernières vont être alimentées en eau par les mêmes moyens (cours d’eau, eau potable, ouvrages hydroélectriques) mais vont également pouvoir collecter l’eau de pluie. Aujourd’hui, plus de la moitié de l’eau prélevée pour la production de neige provient des retenues d‘altitude et des ouvrages hydroélectriques .

Ses impacts sur l’environnement
En France, les prélèvements d’eau dans le milieu naturel sont réglementés par le code de l’environnement. En fonction du volume prélevé, ils sont soumis à déclaration ou à autorisation préfectorale et donnent lieu au paiement d’une redevance à l’Agence de l’eau, au titre de la Loi sur l’eau.

La neige de culture est seulement prélevée dans la nature et sera restituée lors de la fonte des neiges, soit sous forme liquide, soit sous forme de vapeur d’eau (pour 10 à 30% du prélèvement initial) (cf. SNTF et CDA 2007). Avec un manteau neigeux plus épais, la neige de culture va permettre une protection thermique du couvert végétal pendant toute la saison d’hiver et la préservation de cette végétation contre les agressions dues au passage des skieurs et des dameuses. Les stations investissent chaque année dans de nouveaux enneigeurs plus performants, basse consommation d’énergie et silencieux, de quoi satisfaire leurs clients. En ce qui concerne la lutte contre l’effet de serre, 75% des gaz à effet de serre d’un séjour au ski proviennent du transport, 25% de l’hébergement et 5% des activités liées au tourisme (damage des pistes, remontées mécaniques, etc.) (cf. Mountain Riders).

Par ailleurs, l’énergie nécessaire à la brumisation est d’origine électrique. Elle représente 0,15% de la production des centrales hydroélectriques situées pour la plupart en zone de montagne, soit 0,023% de la consommation nationale d’électricité; elle ne contribue donc guère au réchauffement climatique.