Le domaine skiable, l’arme absolue des 3 Vallées
La vision et le coup de crayon génial de l’urbaniste Laurent Chappis dans les années 40, mis en œuvre par l’ingénieur savoyard Maurice Michaud exploitent une géographie d’emblée douée pour l’interconnexion par ses sommets. Le résultat est un dénivelé de folie qui alimente les fantasmes des skieurs du monde entier : 62.000 mètres skis aux pieds, soit l’équivalent de 7 fois les pentes de l’Himalaya ! Sans compter l’immensité du domaine hors-piste : 45.000 hectares de pure poudreuse, soit quatre fois la superficie de Paris !  Les 3 Vallées, ce sont 10.000 embauches saisonnières; rien que pour la vallée des Belleville, le tourisme hivernal fourni à la commune plus de 5000 emplois directs

Un réseau de remontées mécaniques leader mondial
La deuxième clé du succès est elle aussi inviolable : depuis la création du premier forfait 3 Vallées et le label attenant en 1971, un chantier d’équipements colossal s’est mis en branle. Chaque année, les sociétés d’exploitation des remontées mécaniques y consacrent environ 20% de leur chiffre d’affaires. Le résultat se mesure sur le terrain par deux avantages décisifs : primo, le site est le seul domaine skiable de cette ampleur sur la planète qui soit interconnecté par les sommets, et du coup, près de 60% des forfaits vendus sont ceux qui donnent accès à l’ensemble du domaine, dont plus de 85% se situe au-dessus de 1800m d'altitude. Secundo, le site affiche le meilleur rapport constaté entre le temps passé sur la neige et celui passé dans les transports : sur une journée de sept heures passées sur les pistes, on comptabilise seulement deux heures de files d’attentes et de remontée, contre habituellement trois ou quatre heures dans les stations concurrentes.

 

L’obsession de la fluidité
L’innovation est une donnée clé de cette fluidité. La Setam y consacre par exemple une cellule de recherche avec deux ingénieurs à temps plein pour imaginer de nouveaux concepts. Depuis 1990, elle a déposé 25 brevets dont certains vendus dans le monde entier. De nombreuses "premières" ont ainsi été réalisées dans les 3 Vallées : premier télésiège débrayable huit places à Méribel, premiers télésièges débrayables à double embarquement et télécabine automatique ESO (Exploitation Sans Opérateur) à Val Thorens. Il peut y avoir jusqu’à 100.000 skieurs sur le domaine, dont le tiers bascule en permanence d’une vallée à l’autre avec toujours la même fluidité, une fluidité due également à une largeur des pistes de 30% supérieure à la moyenne. Chaque vallée bénéficie, en plus de son réseau de remontées mécanique remarquable, d’équipements après ski de gros calibre pour nager, suer, patiner, se détendre ou se faire masser.

 

L’effet Label
La dernière clef de l’inviolabilité du modèle 3 Vallées est son aura touristique héritée de l’effet Label, alliée à une incomparable réactivité pour orienter la politique commerciale en fonction des évolutions sensibles du marché. « Le produit est facile à vendre », témoigne un opérateur : « une seule enseigne porte toute la gamme d’offres qu’on peut trouver en montagne. Du luxe à l’accueil étudiant, les 3 Vallées peuvent draguer tous ce que la montagne compte d’adeptes, y compris auprès des non skieurs ». L’argument cartonne tout particulièrement à l’étranger, (soixante-dix nationalités fréquentent les 3 Vallées, dont 40 %de Britanniques), séduits par la quête de perfection du site, l'enneigement garanti, la préoccupation de l'environnement et son offre diversifiées de services et de commerces en tous genres, de l’épicerie artisanale au luxe le plus ostentatoire. « On vient aussi pour ça dans les 3 Vallées », témoigne un touriste fidèle : « l’exceptionnel est au coin de la rue comme au détour d’une crête ».