Le moniteur de ski fait partie de l’univers montagnard, indissociable des stations de ski. Dans l’anthologique « les bronzés font du ski », on le dit frimeur, un peu dragueur, beau, bronzé et sportif… Mais devinez quoi ? Cette image comporte bien des raccourcis, le métier est bien plus complexe, exigeant et passionnant qu’il n’y parait. Le moniteur est avant tout un pédagogue, un glisseur, souvent polyglotte qui sait s’adapter à toutes sortes de situations et d’élèves.

 

Le diplôme de moniteur de ski


Le diplôme pour devenir moniteur et ainsi obtenir le droit d'enseigner le ski (et les autres sports de glisse), est très complet et difficile à décrocher. Il demande au minimum quatre années d’examens à partir du moment où le moniteur est entré en formation…

Vous n’êtes pas né en montagne, vos parents ne sont pas eux-mêmes moniteurs de ski, vous n’avez pas fait de compétition de ski dès votre huitième année ? Ne croyez pas que ce métier est inaccessible. Devenir moniteur c’est possible mais avec une bonne dose de motivation. Et aussi pas mal d’entrainement avec un bon niveau de ski initial. Mais attention : il faut dédier sa vie au ski, s’entrainer physiquement et mentalement sans « rien lâcher » et une fois les premiers examens réussis, il faut un très bon niveau en snowboard et même en ski de rando…

Pour résumer, la porte est ouverte à tous, venant de la compétition ou non, mais avec comme facteur commun une motivation à 100 %.

 

L’enseignement du ski


Le moniteur de ski est un éducateur sportif qui enseigne le ski, le snowboard mais aussi le télémark. Il peut aussi encadrer des sorties en raquette et en ski de rando.

L’enseignement peut varier selon les périodes et les élèves d’un niveau ourson au cours compétition, et ceci en anglais, en russe, en espagnol ou… en français ! Vous l’avez compris, le maitre mot du métier de moniteur est la polyvalence : il peut enseigner le snowboard à des Russes le matin, pour ensuite donner un cours hors-piste entre midi et deux, puis enseigner les premières glisses aux  plus petits au jardin d’enfants l’après-midi… Tout cela suivant sa disponibilité et ses spécialités. Car il peut se perfectionner en freestyle, en slalom, ou encore en hollandais et en télémark : À chacun son style et ses spécialités.

 

Le métier de moniteur de ski


Dans la majorité des cas, un moniteur est un travailleur indépendant, inscrit au sein d’une école de ski. Il y a environ 17 000 moniteurs diplômés en France, et presque 90 % des moniteurs sont indépendants appartenant à une école comme l’ESF ou l’ESI ou encore des écoles indépendantes. Les 10 % restant sont salariés (majoritairement à l’UCPA) et travaillent pour une structure, pas pour une école de ski.

On trouve tous les profils chez un moniteur, d’abord car il est saisonnier et a plusieurs métiers à son actif. Il peut alors être en même temps moniteur et étudiant, ou encore pâtissier, ingénieur, artisan, pilote d’avion, médecin… tout est possible ! Et cela donne souvent des personnages pleins de ressources et riches d’expériences aussi diverses que variées.

► Les étapes du Diplôme d’État de moniteur de ski alpin

1./ Obtenir le test d’entrée en formation, nommé le test technique. C’est un slalom spécial avec un temps obligatoire qui doit être supérieur ou égal au temps de base majoré de 20 % (hommes) ou 25 % (femmes). Le temps de base est effectué par ou ouvreur officiel. Le test technique est organisé par les directions régionales et départementales de la jeunesse et des sports.
2./ Stage de préformation de 10 jours, organisé par l’ENSA (école nationale de ski et d’alpinisme.) à l’issue duquel un examen atteste les capacités d’enseignements du stagiaire moniteur
3./ Eurotest. C’est un slalom Géant avec un temps obligatoire supérieur ou égal au temps de base majoré de 18 % (homme) ou 24 % (femme). Le temps de base est effectué par ou ouvreur officiel.  
4./ les unités de formation et le tronc commun montagne
Elles sont aux nombres de 3 et regroupent des connaissances en pédagogie, technique, snowboard et montagne. Toutes ces unités se passent à l’ENSA.
Le tronc commun est un examen d’épreuves théoriques comportant de l’anatomie, physiologie, réglementation et connaissance du milieu montagnard.
À l’issu du 3eme cycle, le moniteur obtient alors son Diplôme d’État 1er degré.
 
 

► Les bonnes adresses pour devenir moniteur de ski

Si vous n’avez pas fait de compétition dès votre plus jeune âge, il est indispensable d’obtenir une expérience en slalom spécial, puis slalom géant. Des organismes préparent les candidats au test technique, le premier examen pour entrer en formation.
       - Le CRET à Briançon (05)
       - L'UCPA à Tignes (73)
       - Le Greta Grenoble à Villard de Lans (38)
       - L'Afrat à Autrans (38)