Situé au pied de la Barre des Écrins (4102m) dans les Hautes-Alpes et au coeur de montagnes qui culminent à plus de 3500 m d’altitude, dans le Massif des Écrins, le Pays des Écrins, deuxième site d’alpinisme français est un territoire de haute-montagne par excellence.

 

Un peu d’histoire


Ce sont les grimpeurs anglais dont Edward Whymper* qui, au XIXème siècle, ouvrent les premières voies dans le Massif des Écrins, encadrés et assistés par des guides et porteurs locaux. Auguste Coolidge en 1877 gravît notamment un pic à 3774 m au coeur du Massif des Écrins qui porte maintenant son nom. Puis, quelques années après, cette activité sportive se démocratise et induit le développement de l’activité touristique et économique du Pays des Écrins. De plus en plus de gens s’initient à la pratique de la randonnée en haute et moyenne montagne et à celle de l’escalade.

C’est ainsi qu’au début du XXème siècle sont construits des refuges et des hôtels pour abriter les randonneurs, et est créée en 1909 « la fraternelle des guides et porteurs de Pelvoux en Vallouise », futur Bureau des Guides.

* Une statue le représentant a été réalisée par le sculpteur Christian BURGER ; elle est installée à L’Argentière-La Bessée, orientée vers les Écrins et le Pelvoux, et marque la porte d’entrée du Massif des Écrins.

 

Sommets et refuges du Pays des Écrins


Les sommets
- La Barre des Écrins 4102 m : point culminant et unique 4000 m du Massif des Écrins, parcours sur la glace, la neige et le rocher pour un plein de sensations.
- La traversée du Pelvoux 3946 m… une vue panoramique du Mont Ventoux au Mont Blanc, une des plus belles courses et certainement la plus complète.
- L’Ailefroide orientale 3848 m
- Les Agneaux 3664 m : un concentré d’alpinisme avec un itinéraire mixte glacier et rocher.

Les refuges du Pays des Écrins
Le refuge du Glacier Blanc (2550 m), le refuge des Écrins (3170 m), le refuge des Bans (2076 m), le refuge du Sélé (2511 m), le refuge du Pelvoux (2700 m)

 

Le Pays des Écrins, berceau de la via ferrata


La première génération de Via Ferrata débute en Autriche en 1843 avec la pose des premiers équipements sur la voie normale du Hocher Daschein. En 1869, c’est au tour du Stüdli, sur l’arête reliant les deux sommets faciles du Grossglockner, le plus haut sommet de l’Autriche. Les premières «vie ferrate» en Italie sont apparues dans le massif des Dolomites vers 1914 et ont une origine stratégique. Les militaires italiens avaient en effet équipé d’immenses parois de câbles et d’échelles pour faciliter le déplacement de leurs troupes alpines ainsi que du matériel (parfois même des canons !). Devenues militairement inutiles, ces voies italiennes sont maintenant exploitées et entretenues par les communes (et surtout par des bénévoles) à des fins touristiques.

La première Via Ferrata française a été créée dans le Pays des Écrins à Fressinières en 1989, c’est « La Grande Falaise ». 7 autres Via Ferrata se trouvent sur le territoire du Pays des Écrins et permettent aux 7/77 ans de s’initier à l’escalade ou de parfaire leur niveau en toute sécurité.
Cette activité se pratique soit encadrée avec un guide, soit seul.

 

L’escalade sur voies ou sur blocs dans le Pays des Écrins


Le Pays des Écrins abonde de sites et de grandes voies, falaises ou blocs… De la voie d’initiation très sécurisée à celle en terrain d’aventure, fissures, dalles, surplomb, le panel est complet.

L’escalade se pratique surtout au Pied du Mont Pelvoux à Ailefroide dans un endroit très préservé. La vallée compte plus de 750 voies d’escalade sportives accessibles pour tous les niveaux. Pour les amoureux de la pureté du rocher…