A chaque skieur, son rocker !

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Le rocker est désormais partout, dans toutes les gammes des fabricants, des skis de freeride aux skis de piste, aucun n’y échappe. Mais derrière ce terme «Rocker» se cachent en réalité différents profils de cambres, dosés et répartis de façon précise selon le programme du ski.

Arrivé tout d’abord timidement sur les skis de freeride en 2007, le cambre inversé ou «rocker» a ensuite déferlé sur l’ensemble des gammes et des marques, engendrant une révolution semblable à celle des skis paraboliques une douzaine d’années plus tôt.

1. Le Rocker, c’est quoi ?

Les différents profils de cambre/rocker

Quand on pose un ski traditionnel au sol, les points de contact du ski sur la neige sont situés près de la spatule et du talon alors que le centre du ski (sous les fixations) se soulève légèrement. Sur un ski avec cambre inversé ou «rocker», la spatule (mais aussi le talon, selon le shape) se soulèvent du sol bien plus tôt que sur un ski cambré, ce qui déplace les points de contact vers le centre du ski.

Tout d’abord utilisé de façon brute, donnant alors au ski une forme de banane, le rocker a inspiré les fabricants qui en ont ensuite tiré le cambre plat, et qui se sont mis à utiliser le rocker dans des proportions différentes, aux endroits stratégiques du ski, en l’associant avec du cambre classique. Ainsi, on trouve très peu de skis 100% rocker dans les gammes 2013.

Le plus souvent, le ski conserve son cambre classique sur une grande partie de sa longueur, le rocker intervenant en spatule et/ou en talon. Il vient ainsi apporter ses qualités là où on en a besoin, tout en permettant au ski de conserver un bon contact neige sur toute la longueur de la carre, mais aussi de la puissance et du contrôle. Le rocker est ainsi utilisé dans des proportions différentes sur les skis de compétition, les skis loisir, les skis freestyle ou freeride.

 

2. Rocker sur les skis de piste et skis de compétition

Les skieurs de Coupe du Monde ont joué les cobayes en 2011, et testé avec succès des skis de slalom ou de géant intégrant un petit rocker en spatule (sur 10% de la longueur totale du ski environ).

Cette innovation se retrouve donc logiquement sur de nombreux modèles de skis de compétition/skis de piste performance cette année, chez Rossignol, Salomon, Nordica ou encore Dynastar… Christophe Gerrossier, responsable R&D chez Rossignol- Dynastar nous explique « Un petit rocker en spatule offre plus de facilité dans le déclenchement du virage, ce qui nous est apparu comme intéressant pour des pratiques comme le slalom ou le géant.

Ce rocker peu prononcé permet de garder la même longueur de carre en contact avec la neige qu’un ski sans rocker. On ne perd ni en agressivité ni en précision»

 

3. Impact du rocker sur les skis de piste loisir évolution

Le rocker est aussi particulièrement intéressant sur les skis évolutifs, dédiés aux skieurs de niveau intermédiaire. Ces skis utilisent une construction classique avec environ 30% de rocker en spatule (et sur certains modèles en spatule + talon).

On obtient ainsi un ski plus pivotant, qui permet là encore de déclencher ses virages facilement, une vraie sensation de direction assistée, tout en conservant une accroche sécurisante sous le pied !

 

4. Rocker à la sauce skis polyvalents/all mountain

Le rocker a révolutionné l’approche des skis polyvalents : ils gardent le shape et les qualités de skis de piste, et l’ajout d’un rocker en spatule très progressif, limité en longueur et en hauteur, permet facilement d’améliorer le déjaugeage de la spatule en toutes neiges.

 

5. Skis de freeride – L’ADN du rocker

C’est par là que tout a commencé, et désormais rares sont les skis de freeride sans rocker. Si des skis 100% rocker existent toujours, parfaits pour les grosses conditions de poudreuse, la tendance est plutôt au double rocker, une construction avec 50% de cambre classique (sous le pied) et 50 % de rocker, réparti en spatule et en talon.

Le léger cambre sous le pied apporte de l’accroche et de la puissance, le rocker en spatule, très présent, améliore la flottaison en poudreuse et absorbe le terrain. Le rocker talon facilite quant à lui la conduite.  

6. Déclinaison du rocker sur les skis de freestyle

En intégrant du rocker sur des skis de freestyle, on cherche à les rendre plus joueurs, plus pivotants, facilitant ainsi les manoeuvres en park. Facile, dit ainsi, mais c’est pourtant dans cette catégorie qu’il existe le plus grand nombre d’associations de cambres, entre rocker, cambre classique et cambre plat.

Selon les marques, selon les modèles et selon le niveau qu’ils visent, les shapes sont très différents : cambre classique + cambre plat, cambre classique + rocker, cambre plat + rocker etc…

On a tendance à dire que pour avoir beaucoup de pop et de puissance, il faut conserver un peu de cambre classique, alors que pour créer un ski tolérant, facile à déformer, il faut miser sur du cambre plat ou du rocker selon le résultat souhaité (plus ou moins marqué).

Vous l’aurez compris, l’arrivée du rocker a rendu les skis plus agréables à skier, plus accessibles aussi, et a carrément révolutionné le freeride et la poudreuse. Chaque skieur peut désormais bénéficier de «l’expérience rocker» et découvrir de nouvelles sensations…

 

Parlons-en : le cambre d’un snowboard

Il existe 4 cambres différentes pour le snowboard et offre une influence sur plusieurs aspects comme : la maniabilité, l’accroche, la flottabilité, le tonus, l’exigence et le répondant.  Le rocker sur snowboard est le point de contact entre la planche et la neige.

1. Le cambre classique

Le snowboard remonte vers le haut en son centre avec des rockers proches des spatules avant et arrière. Il vous permettra d’être précis et stable et tout de même faire le plein de sensations à grande vitesse et de soigner vos trajectoires.

2. Le cambre inversé

Sur ce type planche, le rocker est au centre et ce sont l’avant et l’arrière du snowboard qui sont relevés. Idéal pour les débutant ou les freeriders, en revanche, vous pouvez manquer de précision et de stabilité lorsque vous prenez de la vitesse.

3. Le cambre plat

La planche se relève uniquement au niveau du nose et de la tail. Cette planche est idéale pour les débutant et d’avoir une glisse rapide et réactive. Déconseillée en renvanche pour le freeride ou le freestyle.

 

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